in ,

L’Afrique consomme moins de pornographie que le reste du monde selon une étude

L’Afrique consomme moins de pornographie que le reste du monde selon une étude
L’Afrique consomme moins de pornographie que le reste du monde selon une étude

Les africains seraient naturellement moins attirés par la pornographie, c’est ce qui ressort de recherches menées par des scientifiques guinéens et sénégalais. Cette tendance serait notamment due à l’éducation très stricte dont bénéficient les africains.

L’étude menée pendant trois jours sur un échantillon de douze personnes révèle que les jeunes africains consomment beaucoup moins de pornographie que leurs congénères européens ou américains.

À la question de savoir combien de fois ils avaient regardé un film pornographique au cours de l’année, tous les africains apportent la même réponse : jamais. Soixante-quinze pourcents des personnes interrogées disent ignorer jusqu’à l’existence du mot pornographie.

“Pourquoi consommer de la pornographie quand on peut être soi-même acteur ?” interroge le sexologue Mbaye Diallo du Centre guinéens d’études sur la sexualité (SGEX). Selon lui, en plus d’être gâtés par la nature, les africains seraient plus des hommes d’action que des spectateurs.

“N’en déplaise à certains qui jugent que les africains font trop d’enfants… les jeunes africains sont exemplaires et c’est une bonne chose”, ajoute le scientifique qui estime que les européens devraient en prendre de la graine.

Hassan Coulibaly, président de l’Association pour la promotion du cinéma libre (APCL), dénonce le coût élevé des forfaits Internet qui seraient selon lui à l’origine d’un rationnement des jeunes africains.

“Un bon film pornographique pèse en moyenne 500 mégaoctets. Pour une consommation tout à fait normale, il faudrait dépenser jusqu’à 1gigaoctet par jour. Cela n’est pas à la portée de toutes les bourses”, estime-t-il. Il appelle à une baisse des prix des forfaits afin de permettre à la jeunesse africaine de profiter du cinéma en ligne.

Ramata Souley Tall

Directrice de publication du magazine State Afrique. Diplômée de la très prestigieuse École des Hautes Études de Journalisme (EHEJ) d’Asmara en Erythrée, je considère que l'information est l'oxygène de la démocratie.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Migrants bloqués en Libye: « Plutôt mourir que d’aller vers le sud »

Migrants bloqués en Libye: « Plutôt mourir que d’aller vers le sud »

Pic d’activité pour l’ONG Teranga Sans Frontières

Vague de froid en Europe : pic d’activité pour l’ONG Teranga Sans Frontières